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Rapport de Davos: Le Maroc perd en compétitivité

Le tout dernier rapport Davos sur la compétitivité, outil par excellence pour les benchmarks internationaux, attribue le 73e rang au Maroc sur 134 pays. Où le royaume s’est-il «planté».

Le Maroc fait toujours pâle figure dans les classements internationaux. Cette fois, c’est de compétitivité qu’il s’agit. De quelle compétitivité s’agit-il puisque notre pays vient une fois encore de perdre des points. Neuf rangs en un an pour être précis. Le dernier rapport Davos sur l’a compétitivité, baptisé «Global Competitiveness Report 2008-2009» a clairement résumé le cas Maroc sur ce volet. C’est effectivement de neuf places que le Maroc a chuté cette année, se positionnant au 73e rang sur un total de 134 pays concernés par le classement en question. Ce positionnement quoiqu’«en ligne avec la détérioration des performances de toute la région d’Afrique du Nord en général», tel que l’indique le rapport, n’est pas suffisant pour constituer un argument en faveur de notre pays. Le World Economic Forum, source de ce rapport, pointe du doigt plus d’un élément responsable du recul du Maroc dans le classement global. Un environnement de moins en moins propice et la détérioration de l’appréciation du système éducatif marocain font, tous deux, que la position compétitive du Maroc se trouve en déclin.

Fort heureusement, le Maroc a quand même gagné là où la majorité des pays se «plantent» habituellement, c’est déjà ça! Il s’agit de sa position sur le plan macroéconomique. Selon le rapport Davos, le Maroc doit cet avantage aux «efforts louables déployés dans le but de contenir l’inflation, de restreindre certaines dépenses et de rationaliser le système fiscal». Par contre, sa situation budgétaire ne le place pas aux sommets. Le Maroc arrive en effet à la 111e place qu’il s’agisse du critère «excédent/déficit», ou même de la dette publique.

Par ailleurs, le Maroc peut également se targuer d’offrir un environnement réglementaire encourageant les activités industrielles et commerciales et la création d’entreprises. En ce sens que nous sommes classés 19e sur le nombre de procédures requises pour démarrer une affaire et 22e sur le volet du délai nécessaire à la création d’entreprise. Ce sont d’ailleurs les meilleurs «plus» du Maroc dans ce classement. Le reste, pour sa majorité, recale le Maroc à des positions qui ne lui font pas, toutes, honneur. A commencer par le «business cost» du terrorisme, sur lequel le Maroc se classe au 113e rang ce qui affecte de manière certaine sa compétitivité devant nombre d’autres pays. Autre élément. En matière d’infrastructures, le critère «lignes téléphoniques» laisse également à désirer, affichant un positionnement en 106e place en dépit de toutes «les avancées» enregistrées sur le marché local. Cela traduit la faible avancée du taux de pénétration des télécoms comparativement aux performances des autres pays.

Figurant parmi les éléments les plus désavantageux pour le Maroc, le système éducatif, notamment lorsqu’ il s’agit d’enseignement supérieur et de formation, celui-ci le relègue à la 100e place du point de vue qualitatif. S’agissant de l’enseignement primaire, celui-ci vaut au Maroc la 85e place sur un total de 134. L’un des plus importants piliers de ce classement est celui de l’efficacité du marché du travail. Dans ce registre, la situation marocaine laisse encore à désirer et les rédacteurs qualifient ce segment de «sérieux boulet pour la compétitivité du pays». Nous sommes, d’ailleurs, classés 121e en «rigidité du marché de l’emploi», 101e sur lés coûts de licenciement, 100e pour ce qui touche au degré de dépendance de la gestion professionnelle et 131e sur le degré de participation de la femme dans la forcé de travail. En outre, notons que toutes les louanges faites des avantages de la gestion déléguée ont l’air de partir en fumée lorsqu’on voit le classement du Maroc sur ce chapitre. Censée remédier à des pertes de temps considérables, ce n’est pourtant que le 114e rang que le Maroc décroche tirant vers le bas les autres résultats affichés dans la rubrique de la sophistication du business.

Sous un angle global, il est à souligner que le classement Davos prend en considération un grand nombre de critères, eux-mêmes classés en douze piliers, puis en trois grands blocs (les conditions de base, les améliorateurs de l’efficacité puis les facteurs d’innovation et de sophistication).

Meriem Allam
Source: Le Soir Echos

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